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Restaurant Le Galusha
30, place de l'Horloge
84200 Carpentras

Réservations au :
04 90 60 75 00
06 50 63 13 95


legalusha@orange.fr

Ouvert tous les jours
Midi et soir
Sauf le lundi
Terrasse ombragée

Revue de presse
Blason Carpentras
Toponymie

Tout d’abord appelée Carbantorate au 1er siècle puis Carpentoracte Meminorum qui devient Forum Neronis sous Tiberius Claudius Nero.

Au IVème siècle la cité reprend le nom de Civitas Carpentoratensium puis devint Carpentorasuim en 896.

Au Moyen âge elle est orthographiée Carpentoracte puis Carpentràs en Occitan.

D’origine celte Carbanto (char) et rate (forteresse), la cité avait pour fonction essentielle d’être une forteresse destinée à surveiller le passage des chars.



Histoire

Au Néolithique l’homme y développe une civilisation basée sur l’agriculture. Les premiers habitants de Carpentras sont les Meminiens : dixit Pline l’Ancien. Ce sont les premiers Gaulois.

La conquête romaine favorise l’essor commercial et agricole grâce à l’implantation des « VILLAE » et la construction de voies comme la « VIA AGRIPPA ».
Empereur Auguste
L’Empereur Auguste confère à Carpentras le droit latin de « Colonia ».

Protégée des invasions et des guerres la Cité rayonne, au IVème siècle la ville devient le siège de l’évêché.

En 1155 Raymond V, Comte de Toulouse et Marquis de Provence mande son chancelier Raous pour confirmer à l’évêque de Carpentras Raymond 1er les privilèges du marché commerçant de la ville. En ce temps là tous les vendredis 200 forains occupaient le cimetière de Saint Siffrein pour y commercer denrées et tissus.

La tradition a traversé les siècles puisque à l’heure actuelle le marché se tient régulièrement tous les vendredis mais il s’étale désormais dans tout le centre ville.

En 1229 le Comte de Toulouse Raymond VII ayant perdu la croisade albigeoise doit céder le territoire appelé le « Comtat Venaissin » au Saint Siège par l’application du traité de Paris.
Blason Carpentras
Le Pape Clément V s’installe dans la Cité le 9 Mars 1309 avec toute sa curie. Ancien Archevêque de Bordeaux il prépare dès 1311 le concile de Vienne au Prieuré du Groseau à Malaucène au pied du Mont Ventoux et donne son accord pour la spoliation de l’ordre des Templiers à la demande pressante du Roi de France. Philippe Le Bel meurt en 1314 confirmant la célèbre prophétie du Grand Maître des Templiers Jacques de Molay qui du haut de son bucher lança la terrible malédiction sur le Roi et sa descendance ainsi que sur le Pape régnant. En effet Clément V meurt lui aussi la même année peu de temps auparavant.

Louis X dit le Hutin séparé de sa femme après le scandale de la Tour de Nesle envoie à Carpentras une délégation pour faire annuler son mariage ce qui lui permettrait d’épouser religieusement la toute jeune Marie de Hongrie. Malheureusement sans Pape point d’annulation, son désir le plus cher est donc de réunir au plutôt un conclave qui élirait le nouveau Pape. Mais Enguerrand de Marigny, l’éminence grise de Philippe Le Bel, déchu par le nouveau roi entretient une intrigue sournoise à Carpentras entre les évêques pour retarder cette élection et garder ainsi une position de force vis-à-vis du nouveau roi Louis le HUTIN.

Empereur Auguste C’est d’ailleurs à cette époque que le Cardinal Gaetani surnommé « LE GALUSHA » à cause de l’aspect écailleux de ses mains mais surtout à cause d’une réputation particulièrement sulfureuse lui prêtant perversité et férocité, essaie de retarder la tenue du Conclave, rôle subtil et dangereux. Ce cardinal est soutenu financièrement par l’ancien grand argentier Enguerrand de Marigny, frère de l’évêque Jean de Marigny. Pendant deux ans le clan des Italiens menés par Gaetani reussit à bloquer le système, furieux LOUIS X utilise alors Robert d’Artois pour occire la Reine emprisonnée en la faisant étrangler par son homme de confiance. Malgré ce crime de sang et le scandale qui s’en suivit LOUIS LE HUTIN épouse la toute jeune Princesse qui devient ainsi la nouvelle Reine de France.

Le successeur de Clément V, Jacques Duèse est élu Pape en 1316 sous le nom de Jean XXII, il décide aussitôt de s’installer en Avignon, cependant les évêques demeurent à Carpentras qui profite ainsi de la magnificence pontificale : la cité s’entoure d’une enceinte dont il ne reste que la Porte d’Orange.

Blason Carpentras Philippe Le Bel pendant son règne avait déjà commencé à chasser les juifs du Royaume de France, ceux-ci s’étaient alors réfugiés dans le Comtat Venaissin accueillis avec tolérance par le Saint Siège.

En 1326 Jean XXII respectant cette politique continue à recevoir dans son fief tous les Juifs persécutés qui le désirent. La notion de « Juif du Pape » est née.

En 1367 les juifs comtadins de la cité commencent l’édification d’une synagogue qui est achevée en 1403. Elle fut reconstruite au XVIIIème par l’architecte Antoine d’Allemand en deux étapes. La décoration intérieure est un chef d’œuvre de l’art religieux rococo du XVIIIème siècle avec ses ferronneries italianisantes.

La façade actuelle de la Synagogue date de 1909, elle est d’ailleurs classée « Monument Historique » depuis 1924 et reste la plus ancienne en France.

En 1385 le marché des forains quitte le cimetière pour s’installer sur la place de la Fusterie actuelle place des Pénitents Noirs.

En 1791 le Comtat Venaissin et Carpentras sont rattachés à la France.

En 1990 l’évènement des profanations du cimetière juif de Carpentras fait couler beaucoup d’encre et a connu des répercussions sociales et politiques majeures dans le pays.

Liste des maires depuis 1945 Actuellement Carpentras compte environ 31000 habitants. Les 18 – 60 ans représentent 60% de la population.